BANQUE MONDIALE

Direction de la Coopération Externe (DCE)

MONOGRAPHIE DE LA BANQUE MONDIALE

  1.   GENERALITE
  2. Mission et objectif (Stratégie pays)

Œuvrant avec les gouvernements et la société civile, la Banque mondiale élabore un plan d’action appelé Stratégie d’aide-pays (CAS) visant à réduire la pauvreté et à promouvoir le développement économique. La CAS indique la nature et l’ampleur de l’aide qui pourrait être accordée au pays sur une période de trois ans.

La CAS soutient le programme de développement propre au gouvernement du pays. De ce fait, elle est spécifiquement conçue en fonction de la situation locale du pays et elle définit les objectifs de financement pour les projets, les études et d’autres types d’aide.

En Haïti, le principal objectif de la CAS est la croissance économique accélérée et l’amélioration du secteur public.

L’objectif primordial de la stratégie de la Banque en Haïti doit être la lutte contre la pauvreté, grâce à une combinaison de forte croissance, l’amélioration des services sociaux et un système pratique de filets de sécurité. La Banque appelle clairement à une participation sélective dans une division du travail entre bailleurs de fonds.

La stratégie de la Banque mondiale s’efforce de répondre de manière équilibrée aux besoins de reconstruction et aux enjeux du développement économique à long terme. Les efforts de reconstruction portent sur deux grands axes : le logement (réaménagement des quartiers à travers l’amélioration des infrastructures locales pour faciliter le retour des personnes déplacées) et les subventions connexes ; et l’électricité (élargissement de l’accès et optimisation du service, renforcement de la gestion de l’entreprise publique et réduction des transferts de l’État).

Le Groupe de la Banque mondiale soutient par ailleurs les initiatives du gouvernement pour réduire la vulnérabilité d’Haïti aux catastrophes naturelles, reconstruire des infrastructures indispensables, développer le capital humain, promouvoir une croissance inclusive et décentralisée, et raffermir la gouvernance.

  • Présence en Haïti (historique)

Le tremblement de terre d’une magnitude de 7.0 qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010 a profondément exacerbé les défis actuels et créé des besoins massifs en reconstruction pour un pays considéré comme étant le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental. En dépit de l’énormité de la tâche, deux ans plus tard, la reconstruction prend de l’élan avec des changements tangibles sur le terrain.

Le tremblement de terre a été une tragédie nationale dévastatrice. Plus de 230 000 personnes ont perdu la vie, 300 000 ont été blessées et 1.5 million ont été déplacées. Il a ravagé les villes, détruisant ainsi des quartiers entiers, en emportant des routes, détruisant des bâtiments publics et endommageant des entreprises. La catastrophe a frappé Port-au-Prince, centre névralgique des structures politiques, économiques et administratives, où l’on estime que 65 pour cent du PIB et 85 pour cent des recettes du gouvernement sont générés.

L’Evaluation des besoins post-catastrophe (PNDA) menée par la Banque mondiale en association avec d’autres bailleurs de fonds et sous la direction du gouvernement haïtien, a estimé les dommages et pertes à environ 8 milliards de dollars, soit 120 pour cent du PIB, et les besoins en reconstruction à 11,5 milliards de dollars. Au mois de mars 2010, les bailleurs de fonds ont promis une somme de 9 milliards pour appuyer le Plan d’action pour le relèvement et le développement national d’Haïti. Ce plan vise à profiter de cette occasion de reconstruction pour stimuler le développement durable avec pour objectifs : l’amélioration des infrastructures, la décentralisation de l’activité économique, la réduction de la vulnérabilité, et le développement de l’agriculture, de l’industrie et du tourisme. Jusqu’au mois de septembre 2011, la communauté internationale a délivré plus de la moitié de la somme promise pour les 24 premiers mois : 1 milliard de dollars en soulagement de la dette et 2.5 milliards de dollars (représentant une partie des 4.7 milliards de dollars initialement approuvés) en financement de certains projets et programmes.

Au mois d’octobre 2010, une épidémie de choléra est venue aggraver la situation. A ce jour, près de 500 000 cas ont été diagnostiqués avec 7 000 décès. Bien que le nombre de cas continue d’augmenter, des progrès énormes ont été réalisés dans la réduction de l’intensité de l’épidémie, les taux de transmission tout en réduisant les taux de mortalité.

Deux ans après le séisme, la réaction est passée du redressement à la reconstruction. Bien que la reconstruction soit un processus complexe qui prend plusieurs années, en Haïti, des signes de progrès tangibles sont apparents. (Cela a pris 4-6 années pour une reconstruction de base dans les cas d’Aceh après le Tsunami de 2004 et de la Nouvelle Orléans après l’Ouragan Katrina).

  1. Information des bailleurs :
NomPrénomFonctionEmailTéléphone
     
     
     
  1.   DOMAINE
  2. Domaine de Coopération  
  3. La gestion des catastrophes et la prévention ;
  4. Énergie ;
  5. Transports ;
  6. Agriculture ;
  7. Éducation ;
  8. Santé ;
  9. La protection sociale ;
  10. Eau et assainissement ;
  11. Renforcement de l’administration ;
  12. Appui au Parlement.
Skills

Posted on

24.11.2025