Port-au-Prince, le 26 mars 2026- Le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE) a pris part, le vendredi 20 mars 2026, à une rencontre, de haut niveau organisée, au Cap-Haïtien, par la Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement (DINEPA), autour du financement et des priorités du secteur, à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau.
Le représentant du ministère, Monsieur Guy G. LAMOTHE, Conseiller Spécial de la Ministre de la Planification et de la Coopération Externe, Madame Sandra PAULEMON, a mis en avant le caractère stratégique du secteur de l’Eau Potable et de l’Assainissement (EPA), qu’il considère comme un levier essentiel de stabilité nationale.
Selon lui, dans un contexte marqué par des défis multiples, l’EPA ne relève pas uniquement de considérations techniques, mais constitue un enjeu majeur de santé publique, de sécurité et de présence de l’État dans les zones vulnérables.
Monsieur LAMOTHE a également souligné les progrès enregistrés ces dernières années, notamment l’augmentation de l’accès à l’eau potable, passé de 6,25 millions de personnes en 2010 à 8,63 millions en 2024. Toutefois, ces avancées restent fragilisées par une conjoncture difficile, marquée par des besoins humanitaires croissants, des déplacements massifs de populations, la menace persistante du choléra et des perturbations dans les services publics.
Des chiffres clés présentés, lors de la rencontre, indiquent que 71,2 % de la population a, aujourd’hui, accès à une source d’eau de base, tandis que 6,4 millions de personnes auront besoin d’assistance humanitaire en 2026. Par ailleurs, plus de 600 000 nouveaux accès à l’eau sont projetés dans les années à venir.
Dans ce contexte, le MPCE appelle à une meilleure articulation entre les priorités du secteur et les mécanismes nationaux de programmation, notamment à travers un renforcement de l’analyse des projets soumis dans le cadre du FIOP.
Enfin, une vision de planification, à l’horizon 2030, a été évoquée, axée sur la continuité des services essentiels, le renforcement institutionnel et l’extension progressive de l’accès à l’eau, en particulier dans les zones les plus stables du pays.
La participation du MPCE, à cette rencontre, aura permis de réaffirmer l’urgence d’investissements structurants dans le secteur de l’eau, considéré comme un pilier incontournable du développement et de la résilience nationale.
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