New York, le 25 juin 2026 – La Ministre de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE), Dre Sandra PAULEMON, est intervenue, ce jeudi 25 juin 2026, à la session annuelle de la Commission de consolidation de la paix des Nations Unies, au siège de l’Organisation, à New York. À cette tribune, elle a porté la voix du Gouvernement, dirigé par le Premier Ministre, Son Excellence Monsieur Alix Didier FILS-AIMÉ.
Dans son intervention, la Ministre a salué l’engagement du Secrétaire Général des Nations Unies, Monsieur António GUTERRES, notamment à la suite de sa récente visite en Haïti. Elle a rappelé que derrière les statistiques, habituellement évoquées sur Haïti, se trouvent des millions d’êtres humains confrontés quotidiennement aux conséquences de la violence.
La Ministre de la Planification et de la Coopération Externe a illustré son discours à travers le parcours de deux jeunes Haïtiens : une jeune fille, dont le rêve de devenir infirmière a été brisé lorsque la violence a entraîné la fermeture de son école, et un garçon de treize ans recruté par un gang à un âge où il aurait dû apprendre les mathématiques et rêver à son avenir.
« Ces deux histoires nous rappellent une vérité fondamentale : les femmes ne doivent pas être condamnées à rester des victimes. Les enfants ne sont pas nés pour devenir des criminels. Avec des opportunités, ils peuvent redevenir des bâtisseurs de paix », a expliqué la Ministre.
Selon Dre PAULEMON, la sécurité est indispensable, mais elle ne suffira pas. Elle a précisé que celle-ci doit être accompagnée par la justice, l’emploi des jeunes, la protection des femmes, le retour progressif de l’État et la restauration de la confiance entre les citoyens et les institutions. « La sécurité peut faire taire les armes. Mais, seule la paix peut faire renaître l’espérance. La paix, c’est une mère qui retrouve sa dignité. La paix, c’est aussi un père qui rentre chez lui avec l’espoir de pouvoir nourrir sa famille et qui regarde ses enfants dormir en croyant que demain sera meilleur qu’aujourd’hui », a-t-elle déclaré.
La Ministre PAULEMON a également plaidé en faveur d’un renforcement de l’articulation entre l’action humanitaire, la consolidation de la paix et le développement, estimant que cette complémentarité constitue la seule voie vers une stabilité durable. « Lorsque l’aide humanitaire sauve des vies, que la consolidation de la paix restaure la confiance et que le développement crée des opportunités, alors nous créons les conditions d’une stabilité véritable », a soutenu la Ministre.
Au nom du Gouvernement, la Ministre PAULEMON a renouvelé sa reconnaissance envers la Commission de consolidation de la paix et le Fonds pour la Consolidation de la Paix (PBF), dont les investissements ont permis de renforcer les capacités de l’État, de soutenir les programmes de Désarmement, de Démobilisation, de Réintégration et de Réduction de la Violence Communautaire (DDR-RVC), de promouvoir l’agenda « Femmes, Paix et Sécurité » et de financer plusieurs infrastructures communautaires.
Dre PAULEMON a également adressé un message clair à la Communauté Internationale : « Haïti ne demande pas la charité. Haïti ne demande pas la pitié. Haïti demande la paix. » Elle a rappelé que chaque avancée, en faveur des populations les plus vulnérables, constitue un pas vers une paix durable. Par cette intervention à la session annuelle de la Commission de consolidation de la paix des Nations Unies, la Ministre, Dre Sandra PAULEMON, a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à promouvoir une vision de la paix fondée sur la sécurité, le développement, la justice sociale et la dignité humaine, tout en appelant les partenaires internationaux à poursuivre leur accompagnement aux côtés d’Haïti.















































































