Un atelier de concertation interministériel a été réalisé le mercredi 3 mars 2021 à l’hôtel Montana dans le cadre du Projet Cadre Intégré National pour le Financement du Développement Durable d’Haïti et les stratégies à mettre en œuvre pour y parvenir.
 
Ce projet est appuyé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED), et les Agences non résidentes, ces organes étaient réunies sous l’égide du Bureau du Coordonnateur résident ou de la coordination du système des Nations Unies.
   
 
La Représentante Résidente Adjointe du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Madame Stéphanie ZIEBELL, a qualifié de louable cette initiative qui aide à analyser la situation actuelle du pays par rapport aux objectifs qu’il s’est donné pour 2030, en revisitant les stratégies existantes et définir un cadre national et des plans spécifiques pour la mobilisation des ressources de financement, ainsi que les réformes nécessaires pour le réaliser.
 
Selon Mme. ZIEBELL, l’initiative fait partie d’un lot de 62 projets similaires financés par le Fonds Commun pour les ODD des Nations Unies avec une contribution financière significative de l’Union Européenne déplorant le fait que la situation dramatique que connait Haïti ait coupé net ou du moins freiné l’élan vers la réalisation des objectifs de développement durable pour lesquels la plupart des pays s’était engagée et investie depuis 2015.
 
Elle a aussi estimé que l’Agenda 2030 a un pouvoir transformateur et de mobilisation de ressources majeures au service du développement durable des pays et de la lutte contre la pauvreté. A condition, toutefois, qu’elle soit déclinée au niveau national dans une stratégie de développement sur le long terme partagé par la société dans son ensemble après une vraie consultation menée avec toutes les parties prenantes.
 
Le Directeur Général du Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE), Monsieur Wilfrid TRENARD a insisté dans son allocution sur la nécessité pour que l’ensemble des acteurs et artisans concerné par le développement du pays crée une synergie constructive dans une relation harmonieuse entre gouvernants et gouvernés, pour porter l’œuvre au bénéfice de toutes les couches de la société inclusivement, continuellement de génération en génération, selon la logique du développement durable.
 
Aux dires du Directeur général, la réponse est dans le suivi des données de la Troisième Conférence d’Addis-Abeba portant sur ce qui est admis par la Communauté des Nations, et qui nécessite des réformes de plus en plus ambitieuses, légitimement reconnues à appliquer sur une base participative et progressive entre gouvernants et gouvernés suivant les données conjoncturelles.
 
Nous en sommes capables et le pays compte sur nous, a déclaré M. TRENARD, moyennant une appropriation de la démarche, la révision des propositions, les termes de référence, les études de base à mener au cours de la mise en œuvre du projet CINF qui sont appelées à conduire à la définition le plus intégralement possible les réformes à proposer pour évacuer les goulots d’étranglement de tous ordres sur la voie du développement national durable d’Haïti.